« Quelle absurde conception du monde
et de la vie parvient à causer les trois quarts de notre misère, et par
attachement au passé se refuse à comprendre que la joie de demain n’est
possible que si celle d’aujourd’hui cède la place, que chaque vague ne doit la
beauté de sa courbe qu’au retrait de celle qui la précède, que chaque fleur se
doit de faner pour son fruit, que celui-ci, s’il ne tombe et meurt, ne saurait
assurer des floraisons nouvelles, de sorte que le printemps même prend appui
sur le seuil de l’hiver. »
André Gide