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03/01/2015

« Un homme qui ne boit que de l’eau a un secret à cacher à ses semblables. » 

Charles Baudelaire

18/04/2013

« Le jour tombe. Un grand apaisement se fait dans les pauvres esprits fatigués du labeur de la journée; et leurs pensées prennent maintenant les couleurs tendres et indécises du crépuscule. »

Charles Baudelaire

08/11/2012

« Derrière les ennuis et les vastes chagrins - Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse, - Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse - S'élancer vers les champs lumineux et sereins. »


Charles Baudelaire

23/10/2011

28/09/2011

Charles Baudelaire : Le Balcon

"Mère des souvenirs maîtresse des maîtresses
O toi, tous mes plaisirs ! O, toi, tous mes devoirs !
Tu te rappelleras la beauté des caresses,
La douceur du foyer et le charme des soirs,
Mère des souvenirs maîtresse des maîtresses,

Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon,
Et les soirs au balcon, voiles de vapeurs roses.
Que ton sein m'était doux ! Que ton coeur m'était bon !
Nous avons dit souvent d'impérissables choses
Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon,

Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
Que l'espace est profond ! Que le coeur est puissant !
En me penchant vers toi, reine des adorées,
Je croyais respirer le parfum de ton sang.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !

La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,
Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,
Et je buvais ton souffle, O douceur ! O poison !
Et tes pieds s'endormaient dans mes mains fraternelles.
La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,

Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses,
Et revis mon passé blotti dans tes genoux.
Car à quoi bon chercher tes beautés langoureuses
Ailleurs qu'en ton cher corps et qu'en ton coeur si doux ?
Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses !

Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
Renaîtront-ils d'un gouffre interdit à nos sondes,
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s'être lavés au fond des mers profondes ?
O serments ! O parfums ! O baisers infinis !"

19/05/2011

"Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!"

"Then, what do you love, extraordinary stranger?
I love the clouds the clouds that pass up there
Up there the wonderful clouds!"

(Charles Baudelaire : L'Etranger – The Stranger)

10/05/2011

"Mes baisers sont légers comme ces éphémères
Qui caressent le soir les grands lacs transparents."

"My kisses are as light as fairy midges
That on calm evenings skim the crystal lake."

(Charles Baudelaire : Femmes damnées - Damned Women)